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Témoignage d'une époque

Ces regards étaient fabriqués selon une des techniques les plus classiques de fonderie , c'est à dire à l'aide de moules en sable eux-même créés à partir de modèles en bois. Ces moules sont à usage unique et cette technique simple ne permettait pas de forts rendements mais se prêtait bien à la production par de petites fonderies implantées un peu partout en France pour répondre directement aux besoins régionaux.

Maquillage à géométrie variable.

L'attrait visuel que peuvent exercer les regards de chaussée vient de la varièté de leurs motifs de surface, subtilement mise en valeur par la fonte et sa couleur et sa façon particulière de capter et réflechir la lumière. Supportant le passage des véhicules, les regards de chaussée n'ont jamais été peints, à la différence d'autres objets de mobilier urbain d'un usage moins rude (bancs, lampadaires, colonnes Morris,…). Leur aspect est donc celui du métal brut, plus ou moins patiné et brillant, suivant que le lieu où ils reposent est passager ou pas.

Ces orifices, parfois ouverts, au ras de la chaussée peuvent aussi être synonymes de chute et donc de malheur...

Pour les motifs, les thèmes sont assez limités, très géomètriques et peu figuratifs (La Belgique, qui a elle-même un remarquable passé de fonderie, nous offre de ce point de vue quelques modèles beaucoups plus intéressants). Motifs radiaux où s'alternent et se répondent, en symètrie, lignes, arcs, points, cercles, carrés, triangles, étoiles et polygones divers.

Parfois figure le nom de la fonderie et / ou celui de la ville où elle se trouve, parfois celui de la ville où ces plaques ont été posées, ou, rarement, des armoiries, un écusson.

Détail d'un regard à Nîmes (Gard).

C'est sans doute cette simplicité thématique qui voua les regards de chaussée à l'indifférence générale et veut qu'aujourd'hui encore - alors que les modèles anciens sont en voie de disparition - ils ne suscitent aucune vocation conservatoire.

Certains modèles sont ajourés afin de permettre l'insertion d'un matériau de remplissage, en général du ciment ou du macadam, afin d'offrir une surface de roulement semblable à celle de la chaussée environnante. Plus rare est ce modèle de la ville de Troyes (photo n° 23) dont les alvéoles ont été conçues pour des pavés de bois -et en contiennent toujours- (économiques, légers et facilement remplaçables). D'aileurs certaines rues furent, un temps, pavées de blocs de bois, appareillés pour présenter en surface le bois-de-bout, le plus résistant. Trop glissant par temps humide pour convenir durablement, cette technique fut abandonnée et seuls quelques regards de chaussée comme celui-ci en témoignent encore concretement. (Nota : un modèle équivalent vu et photographié en Angleterre.)


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